| UNE MAIN | ||
| La rue pour seul divan Tu n'as ni fierté ni argent Tu ne rêves, tu ne rêves que d'un verre D'un mégot de clope qui traîne par terre Voir même, voir même d'une brune Qui frémit sous tes mains Mais ce soir, ce soir à la lune Tu resteras seul… sans rien L'âme et le corps tremblants Ecoute le pas lourd des passants Qui te laissent, qui te laissent à leur porte Pour fuir le diable que tout le monde exhorte Mais toi, oh tu veux juste un sou Pour réchauffer, réchauffer ton corps Ton cœur, ton cœur lui est à bout Ce soir encore, tu resteras… dehors |
Alors tu tends inquiet une main Une main devant Et l'on te sent tu sais en vain En vain… dément Tu vas là où te mène le vent Mais il ne reste plus beaucoup de temps Avant, avant que l'on ne chasse Ceux que l'on dit être de ta race Oh non tu n'es pas plus sale Que d'autres, d'autres bien plus beaux Qui donnent, qui donnent de grands bals Et frappent si fort… dans le dos Alors tu tends inquiet une main Une main devant Et l'on te sent tu sais en vain En vain… dément |
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