| MOULIN MER | ||
| Des regards qui se taisent Quand se croisent les gens Pas un d’eux ne respire cet air froid de misère Qui déambule le long des rues dans les yeux des passants Les enfants courent après les chiens Crient et chahutent, ne pensent à rien Ils ne veulent surtout pas qu’on leur prenne la main Bien loin des hommes et de la ville De leur petite vie bien tranquille Quand le cœur bat si fort Par la peur d’une faute Quand la main tremble encore sous un corsage rose On laisse parler l’instant, on se moque des autres Les vieux y passent tout doucement Se tiennent la main, ne disent rien Ils ne veulent surtout pas parler du lendemain Bien loin des hommes et de la ville Je crois que c’est là Moulin Mer |
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